Jeunes Filles, Filles, Femmes, Epouses, Musulmanes et Croyantes
 
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Allah dit : « Nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes de leur confier le dépôt. Ils ont refusé et en ont eu peur. L’homme s’en est alors chargé ; il est très injuste envers lui-même et très ignorant. » Sourate Al-Ahzâb, .72.

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La mixité et ses différents cas





Réponse à une objection basée sur une attribution erronée d’un avis au Cheikh


La fatwa du Cheikh concernant la mixité ne constitue en aucune façon une approbation absolue de celle-ci, contrairement à ce que laisse entendre le titre d’un article de certains opposants à la fatwa.
Ceci témoigne d’une exagération intentionnée, doublée d’une mauvaise compréhension de la part de ceux qui l’ont écrit ainsi que d’une négligence empêchant l’individu de demander des éclaircissements face à des paroles ambiguës.


Pourtant, ceux qui prennent pour exemple les Salafs (Pieux Prédécesseurs) devraient se comporter pareillement en recherchant à conseiller plutôt que de suivre de basses pulsions et de viser une quelconque notoriété par cette attitude ostentatoire.


Ce comportement reflète, certes, les vils caractères de leurs personnes et montre qu’ils sont au-dessous du niveau requis.
Il frappe la nation musulmane en frappant ses meilleurs hommes religieux, en les éliminant de la scène et en semant la discorde, à dessein ou par inattention.


Le résultat de ces campagnes menées sous le couvert de « la lutte contre la subversion » fait le bonheur des ennemis.


En conséquence, il est de mon devoir, vis-à-vis de la religion, de détailler certains points cités auparavant de façon abrégée au sein de la fatwa en question, en l’appuyant par la citation d’autres fatwas de savants contemporains.


Ceci me paraît suffisant et j’éviterai d’accorder de l’importance à toute parole exagérée et éloignée des propos valables.


Je ne me perdrai pas non plus à vanter ceux qui s’accordent avec moi, ni à attaquer verbalement et âprement ceux qui me contredisent.


J’ai à l’esprit, en agissant ainsi, la morale exprimée par les vers suivants du poète Abou Et-Tayyib El-Moutanabbi :


Et parmi les épreuves est de blâmer l’ignare
Dont on ne peut hélas guérir les tares
Ainsi que le fait d’avoir à apprendre
À celui qui de nature ne peut comprendre



Enfin, demandons à Allah عزّ وجلّ de nous montrer la vérité comme telle et de nous aider à nous y attacher, et qu’il nous montre la voie de l’égarement tout en nous accordant la faveur de l’éviter.







Les cas de mixité entre les hommes et les femmes




Énoncé de la question :


Il ne vous est sûrement pas caché ce que la nation musulmane subit en ce moment au sujet de la généralisation de la mixité dans la plupart des lieux publics, notamment en ce qui concerne les lieux scolaires et professionnels.

La personne doit-elle, en conséquence, abandonner le travail et la scolarité en raison de cet état de fait ?

Et si elle ne le fait pas, serait-elle en état de transgression ?

Et n’y a-t-il pas des exceptions à la règle interdisant la mixité ?

Qu’Allah vous accorde Sa bénédiction.




La réponse :


Louange à Allah, Maître des Mondes, et paix et salut soient sur celui qu’Allah a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection. Ceci dit :



Les différents cas de mixité entre les gens des deux sexes sont au nombre de trois :


 Premier cas :


La mixité entre des gens de sexe différent, mais étant Mahârims[1] les uns envers les autres.

La mixité dans ce cas est permise et tous les savants s’accordent à ce sujet sans divergence.


De même, la mixité entre un homme et une femme liés par un acte de mariage est unanimement licite, conformément aux textes interdisant d’épouser les Mahârims et citant les hommes devant lesquels les femmes peuvent se dévoiler.


Parmi ces textes, citons le verset suivant :


﴿حُرِّمَتْ عَلَيْكُمْ أُمَّهَاتُكُمْ وَبَنَاتُكُمْ وَأَخَوَاتُكُمْ وَعَمَّاتُكُمْ وَخَالاَتُكُمْ وَبَنَاتُ الأَخِ وَبَنَاتُ الأُخْتِ وَأُمَّهَاتُكُمُ اللاَّتِي أَرْضَعْنَكُمْ وَأَخَوَاتُكُمْ مِنَ الرَّضَاعَةِ وَأُمَّهَاتُ نِسَائِكُمْ وَرَبَائِبُكُمُ اللاَّتِي فِي حُجُورِكُمْ مِنْ نِسَائِكُمُ اللاَّتِي دَخَلْتُمْ بِهِنَّ فَإِنْ لَمْ تَكُونُوا دَخَلْتُمْ بِهِنَّ فَلاَ جُنَاحَ عَلَيْكُمْ وَحَلاَئِلُ أَبْنَائِكُمُ الَّذِينَ مِنْ أَصْلاَبِكُمْ وَأَنْ تَجْمَعُوا بَيْنَ الأُخْتَيْنِ إِلاَّ مَا قَدْ سَلَفَ إِنَّ اللهَ كَانَ غَفُورًا رَحِيمًا﴾ [النساء: 23].


Traduction du sens du verset :


﴾Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d’un frère et filles d’une sœur, mères qui vous ont allaités, sœurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage; si le mariage n’a pas été consommé, ceci n’est pas un péché de votre part; les femmes de vos propres fils; de même que deux sœurs réunies- exception faite pour le passé. Car vraiment Allah est Pardonneur et Miséricordieux﴿ [En-Nissâ' (Les Femmes) : 23].


Citons aussi le verset :


﴿وَلاَ يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلاَّ مَا ظَهَرَ مِنْهَا وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَى جُيُوبِهِنَّ وَلاَ يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلاَّ لِبُعُولَتِهِنَّ أَوْ آبَائِهِنَّ أَوْ آبَاءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ أَبْنَائِهِنَّ أَوْ أَبْنَاءِ بُعُولَتِهِنَّ أَوْ إِخْوَانِهِنَّ أَوْ بَنِي إِخْوَانِهِنَّ أَوْ بَنِي أَخَوَاتِهِنَّ أَوْ نِسَائِهِنَّ أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُهُنَّ أَوِ التَّابِعِينَ غَيْرِ أُولِي الإِرْبَةِ مِنَ الرِّجَالِ أَوِ الطِّفْلِ الَّذِينَ لَمْ يَظْهَرُوا عَلَى عَوْرَاتِ النِّسَاءِ وَلاَ يَضْرِبْنَ بِأَرْجُلِهِنَّ لِيُعْلَمَ مَا يُخْفِينَ مِنْ زِينَتِهِنَّ وَتُوبُوا إِلَى اللهِ جَمِيعًا أَيُّهَ الْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ﴾ [النور: 31].


Traduction du sens du verset :


﴾Et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux hommes, qui par nature ne sont jamais attirés par les femmes, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu’elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l’on sache ce qu’elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ô croyants, afin que vous récoltiez le succès﴿ [En-Noûr (La Lumière) : 31].


Deuxième cas :


La mixité qui mène à l’adultère et au péché et dont la prohi­bition est sans équivoque, compte tenu des textes religieux et de l’unanimité des savants à ce sujet.


Parmi ces textes, citons les suivants :


﴿وَلاَ تَقْرَبُوا الزِّنَا إِنَّهُ كَانَ فَاحِشَةً وَسَاءَ سَبِيلاً﴾ [الإسراء: 32].


Traduction du sens du verset :


﴾Et n’approchez point la fornication. En vérité, c’est une turpitude et quel mauvais chemin !﴿ [El-Isrâ' (Le Voyage Nocturne) : 32].


De même, Allah عزّ وجلّ dit :


﴿وَالَّذِينَ لاَ يَدْعُونَ مَعَ اللهِ إِلَهًا آخَرَ وَلاَ يَقْتُلُونَ النَّفْسَ الَّتِي حَرَّمَ اللهُ إِلاَّ بِالْحَقِّ وَلاَ يَزْنُونَ وَمَنْ يَفْعَلْ ذَلِكَ يَلْقَ أَثَامًا﴾ [الفرقان: 68].


Traduction du sens du verset :


﴾[Et ceux ] qui n’invoquent pas de dieu avec Allah et ne tuent pas la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf à bon droit; qui ne commettent pas de fornication - et quiconque fait cela encourra une punition﴿ [El-Fourqâne (Le Discernement) : 68].


 Troisième cas :


La mixité entre des personnes qui ne sont pas Mahârims les unes envers les autres dans les lieux de travail et d’étude, dans les rues ou dans les hôpitaux par exemple, ainsi que dans les lieux de transport ou tout autre endroit, d’une façon qui amène les hommes à être séduits par les femmes et vice versa.


Cette mixité est interdite du fait de son aboutissement final qui est semblable à celui du deuxième cas, à savoir la propagation de la perversion et de la déliquescence, conformément aux règles énonçant que :


« Les moyens ont les mêmes jugements que les buts »,

et

« La fin menant au but est elle-même visée »[2].



Mais la problématique qui s’impose au sujet de ce type de mixité, qui s’est répandu à une grande échelle, notamment en Algérie, se pose ainsi :


 Les personnes des deux sexes, sont-elles en état de transgres­sion vis-à-vis de la religion si elles fréquentent ces lieux de mixité, qu’elles aient toutes les deux besoin de les fréquenter ou non, et qu’en est-il dans le cas ou l’une d’elles seulement en aurait besoin et non pas l’autre ?


 De même, ces deux personnes citées sont-elles en état de transgression quelque soit le risque de séduction : qu’il soit nul ou qu’il existe ?

La femme, pourrait-elle être tenue unique­ment pour responsable de cette mixité du fait qu’il lui est vivement ordonné de faire de sa maison son lieu de vie permanent; elle n’échapperait alors au péché que si elle sort pour un besoin, tout en respectant la tenue ordonnée par la religion dans ce cas ?



 L’homme qui fréquente à l’origine ces lieux avant que la mixité ne les envahisse, est-il malgré cela en transgression de façon absolue ?

Ou alors il ne l’est que s’il n’évite pas les causes qui aboutissent à la séduction et à la dépravation, en ne détournant pas son regard de ce qu’il ne doit pas voir, et en n’adoptant pas un comportement digne de celui qui craint Allah عزّ وجلّ en travaillant avec ces femmes ?


Sans oublier de citer les précautions que doit prendre le croyant, comme le jeûne, afin de purifier son cœur et de lui éviter la séduction dépravatrice.


Ces différents points relatifs à cette question sont à exposer et à détailler.


Établir les causes de la mixité


On doit souligner que la séduction des femmes est due à la transgression de celles-ci qui, à l’origine, ne doivent pas sortir de chez elles sans en avoir besoin, et qui côtoient les lieux où se trouvent les hommes et leur dévoilent leurs charmes.


Allah عزّ وجلّ leur ordonnent dans le Coran de demeurer dans leurs maisons :


﴿وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ وَلاَ تَبَرَّجْنَ تَبَرُّجَ الْجَاهِلِيَّةِ الأُولَى﴾ [الأحزاب: 33].


Traduction du sens du verset :


﴾Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam (Jâhiliyah)﴿ [El-Ahzâb (Les Coalisés) : 33].


L’Islam impose à la femme donc de rester en sa demeure, en lui interdisant d’en sortir sauf en cas de besoin ou de nécessité, tel que mentionné dans le hadith où le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit à Sawda Bint Zam`a :


« Allah vous permis de sortir en cas de besoin »[3].


C’est-à-dire que la femme a le droit de sortir en cas de besoin, surtout si ses besoins ne sont pris en charge par personne, car elle doit alors obligatoirement avoir un gagne-pain.


De même, elle a le droit de sortir pour visiter ses proches, ainsi que pour toute autre raison liée à ses besoins tant que les dangers de dépravation sont évités.


Tous ces cas et autres sont des exceptions à la règle générale lui imposant de rester chez elle.


Le statut de l’homme est tout autre, puisque c’est à lui qu’incombe la responsabilité de subvenir aux besoins du foyer. Il doit, en conséquence, sortir obligatoirement pour travailler et gagner sa vie.


Allah عزّ وجلّ dit dans les versets suivants :


﴿لِيُنْفِقْ ذُو سَعَةٍ مِنْ سَعَتِهِ﴾ [الطلاق: 7].


Traduction du sens du verset :


﴾Que celui qui est aisé dépense de sa fortune﴿ [Et-Talâq (Le Divorce) : 7].


﴿وَعَلَى الْمَوْلُودِ لَهُ رِزْقُهُنَّ وَكِسْوَتُهُنَّ بِالْمَعْرُوفِ﴾ [البقرة: 233].


Traduction du sens du verset :


﴾Au père des enfants de les nourrir et les vêtir de manière convenable﴿ [El-Baqara (La Vache) : 233].


Allah, en conséquence, rend obligatoire aux hommes de subvenir aux besoins de leurs épouses et de les prendre entièrement en charge, ainsi que l’ordonne le verset suivant :


﴿الرِّجَالُ قَوَّامُونَ عَلَى النِّسَاءِ بِمَا فَضَّلَ اللهُ بَعْضَهُمْ عَلَى بَعْضٍ وَبِمَا أَنْفَقُوا مِنْ أَمْوَالِهِمْ﴾ [النساء: 34].


Traduction du sens du verset :


﴾Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi en raison des dépenses qu’ils font de leurs biens﴿ [En-Nissâ' (Les Femmes) : 34].


Arrow Cela signifie que l’homme est maître de son épouse, et qu’il est en quelque sorte son gouvernant.

:arrow:Il est supérieur à la femme en lui-même.

:arrow:Il subvient à ses besoins et lui verse la dot. Il est alors naturel qu’il soit son supérieur[4].


Allah عزّ وجلّ dit dans ce sens :


﴿وَلِلرِّجَالِ عَلَيْهِنَّ دَرَجَةٌ﴾ [البقرة: 228].


Traduction du sens du verset :


﴾Mais les hommes ont cependant une prédominance sur elles﴿ [El-Baqara (La Vache) : 228].


Ceci est valable, qu’il (l’homme) soit son tuteur ou son époux, pour que la femme reste en sa demeure afin de se charger de la responsabilité qui lui est assignée,


comme le montre le hadith où le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :


« La femme est responsable et éducatrice des membres de la famille de son époux et de ses enfants »[5].


Tous ces textes appuient le principe cité dans le verset ci-dessus :


﴿وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ وَلاَ تَبَرَّجْنَ تَبَرُّجَ الْجَاهِلِيَّةِ الأُولَى﴾ [الأحزاب: 33].


Traduction du sens du verset :


﴾Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes d’avant l’Islam (Jâhiliyah)﴿ [El-Ahzâb (Les Coalisés) : 33].


Pour cette raison, il n’est pas permis aux hommes de s’intro­duire dans les endroits où se trouvent des femmes, conformément au hadith suivant :

« Prenez garde de vous introduire dans les endroits où se trouvent des femmes ». Un Compagnon parmi les Ansars[6] lui demanda alors : « Qu’en est-il du Hamw[7] ? », Il répondit : « Le Hamw est la mort elle-même ! »[8].


Ceci dit, même si la femme peut sortir de chez elle dans les situations citées auparavant, qui font exception à la règle générale, elle ne peut le faire qu’en respectant les prescriptions de la religion[9].


:arrow:Elle doit porter son voile, ne doit pas être parfumée, ne doit pas marcher dans le milieu des passages.

:arrow:Elle ne doit pas aussi se dandiner ni de se retourner en marchant.

:arrow:Elle doit éviter tout ce qui est susceptible d’attirer les regards des hommes vers elle, de les intéresser ou de les séduire, afin de couper la voie au diable et à ses filets tendus, car le diable et l’aspect malfaisant de l’âme insufflent, en effet, aux gens la dépravation et les mauvais comportements, de même que les mauvaises passions aveuglent la personne et l’assourdissent.


Et en raison de la tentation qui résulte de la sortie de la femme de chez elle sans raison valable ou quelconque nécessité, la femme dans ce cas est en état de transgression - car c’est elle qui en est la cause - et pas forcément l’homme.


Celui-ci, s’il prend les précautions nécessaires pour préserver l’intégrité de sa foi et de son honneur et évite tout acte ou facteur à même de provoquer une éventuelle séduction, échappera à la transgression[10].


Et toute femme qui sort par nécessité y échappe aussi, ainsi que le montre le hadith cité plus haut de Sawda Bint Zam`a رضي الله عنها qui exige de s’éloigner des causes de la tentation, en s’accrochant aux préceptes religieux[11], sachant que ce type de mixité n’est pas illicite en lui-même.


Pour cela, on compte parmi les règles de la jurisprudence islamique ce qui suit :


« Ce qui est interdit en lui-même n’est permis qu’en cas de nécessité, quant à ce qui a été interdit en raison de ce qu’il entraîne, il est permis en cas de besoin ».


Une autre règle dit :


« Ce qui a été interdit afin d’obstruer la voie à des choses illicites est permis en cas de besoin extrême ».



Parmi les exemples pour cette règle, le verset suivant :


﴿قُلْ لِلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا مِنْ أَبْصَارِهِمْ وَيَحْفَظُوا فُرُوجَهُمْ ذَلِكَ أَزْكَى لَهُمْ إِنَّ اللهَ خَبِيرٌ بِمَا يَصْنَعُونَ. وَقُلْ لِلْمُؤْمِنَاتِ يَغْضُضْنَ مِنْ أَبْصَارِهِنَّ وَيَحْفَظْنَ فُرُوجَهُنَّ﴾ [النور: 30-31].


Traduction du sens du verset :


﴾Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C’est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu’ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté﴿ [En-Noûr (La Lumière) : 30 et 31].


Ibn El-Qayyim a dit, en expliquant ce verset :


« Détourner son regard des choses qu’il n’est pas permis de voir étant à l’origine de la chasteté, Allah عزّ وجلّ l’a donc cité en premier.
Et du fait que son interdiction est du type de l’interdiction des moyens [lorsqu’ils mènent à l’interdit], il est permis en cas de besoin extrême.
Mais il est interdit lorsqu’il génère la dépravation ou se confronte à un besoin plus grand que cette dépravation.
Dans ce cas, Allah عزّ وجلّ n’a pas ordonné de baisser le regard de façon absolue, mais seulement dans certains cas.
Quant au fait de préserver les organes génitaux de l’individu d’être souillés par tout contact illicite, il l’a ordonné de façon absolue, et il n’est permis que dans le cadre légal.
Pour cela, l’injonc­tion de les préserver est générale»
[12].


Parmi les preuves tirées de la Sounna, nous citons le voyage d’Oum Koulthoûm Bint `Ouqba Ibn Abi Mou`ayt qui avait émigré alors qu’elle avait atteint la puberté, pour rejoindre le Prophète صلّى الله عليه وسلّم. Sa famille exigea alors du Prophète صلّى الله عليه وسلّم de la leur renvoyer, mais il refusa en raison du verset qui lui a été révélé où Allah عزّ وجلّ dit :


﴿إِذَا جَاءَكُمُ الْمُؤْمِنَاتُ مُهَاجِرَاتٍ فَامْتَحِنُوهُنَّ اللهُ أَعْلَمُ بِإِيمَانِهِنَّ فَإِنْ عَلِمْتُمُوهُنَّ مُؤْمِنَاتٍ فَلاَ تَرْجِعُوهُنَّ إِلَى الْكُفَّارِ لاَ هُنَّ حِلٌّ لَهُمْ وَلاَ هُمْ يَحِلُّونَ لَهُنَّ﴾ [الممتحنة: 10].


Traduction du sens du verset :


﴾Ô vous qui avez cru ! Quand les croyantes viennent à vous en émigrées, éprouvez-les; Allah connaît mieux leur foi; si vous constatez qu’elles sont croyantes, ne les renvoyez pas aux mécréants. Elles ne sont pas licites [en tant qu’épouses] pour eux, et eux non plus ne sont pas licites [en tant qu’époux] pour elles﴿ [El-Moumtahana (l’Eprouvée) : 10][13].


On peut également citer le voyage de `Â'icha رضي الله عنها au cours duquel elle s’attarda avec Safwâne Ibn El-Mou`attal[14].


Ibn Taymiya رحمه الله a dit :


« Il a interdit de s’isoler ou de voyager avec une femme qui n’est pas des Mahârims ou de la regarder, en raison de ce que cela entraîne comme conséquences néfastes.
Elle ne doit voyager qu’avec son mari ou un des Mahârims.
De plus, ce qui est interdit pour obstruer la voie à des choses illicites est permis en cas de besoin extrême.
Il est également permis de regarder la fiancée ou de voyager avec elle de peur qu’elle ne s’égare, tel que son voyage d’un pays ennemi, à l’instar du voyage d’Oum Koulthoûm et le voyage de `Â'icha رضي الله عنها lorsqu’elle s’est attardée avec Safwâne Ibn El-Mou`attal.
Ceci a été interdit, car il peut générer une tentation.
Or, dans le cas où ils seraient dictés par des nécessités pressantes et de grands intérêts, leurs conséquences ne sauraient être néfastes »[15] (cité de façon résumée).
Sans besoin aucun, il est proscrit à la femme de sortir, afin d’obstruer la voie à la débauche et de la combattre autant que possible.
Les textes de la Sounna appuient ce principe d’une façon claire; il a été déconseillé aux femmes de suivre les cortèges funèbres, ainsi que l’atteste le hadith où Oum `Atiyya رضي الله عنها dit :


« On nous inter­disait - sans insistance toutefois - de suivre les cortèges funèbres »[16].


. . . A  SUIVRE. . .


Dernière édition par Admin le Mer 19 Juin 2013, 12:37, édité 2 fois
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. . . SUITE.




Parmi les moyens de se protéger de la mixité, son interdiction lors de la prière.


Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit :


« La meilleure rangée des hommes [au cours de la prière] est la première, et la pire est la dernière; mais pour les femmes, la dernière rangée est la meilleure, tandis que la pire est la première »[17].


Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم a, ainsi, exhorté les femmes à s’éloigner des hommes, et a considéré le dernier rang des femmes comme étant le meilleur.


Tout ceci prouve que l’Islam incite à l’éloignement des femmes des hommes.


On disait aussi aux femmes à cette occasion :


« Ne relevez pas vos têtes [de la prosternation] avant que les hommes ne se stabilisent en position assise »[18].


Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم mis en garde contre les dangers de la mixité illicite, et des conséquences dépravantes entraînées par la séduction des femmes. Il attribue cette tentation au fait que la femme sorte de chez elle.


Il dit صلّى الله عليه وسلّم:


« Je vous quitte en ne voyant pas de risque de perversion plus dangereux pour les hommes que celui dû à la séduction des femmes »[19].



Il dit aussi صلّى الله عليه وسلّم:


« Prenez garde des risques de perversion engendrés par les délices de ce monde d’ici-bas, et prenez garde à ceux engendrés par la séduction des femmes, et sachez que la première perversion ayant frappé les premiers juifs était due aux femmes »[20].


Dans un autre hadith, le Prophète صلّى الله عليه وسلّم prévient :


« Prenez garde de vous introduire dans les endroits où se trouvent des femmes ». Un Compagnon parmi les Ansars[21] lui demanda alors : « Qu’en est-il du Hamw[22] ? ». Il répondit : « Le Hamw est la mort elle-même ! »[23].


Il est possible aussi d’évoquer dans ce contexte l’interpré­tation d’Ibn `Abbâs رضي الله عنهما du verset suivant :


﴿يَعْلَمُ خَائِنَةَ الأَعْيُنِ وَمَا تُخْفِي الصُّدُورُ﴾ [غافر: 19].


Traduction du sens du verset :


﴾Il (Allah) connaît la trahison des yeux, tout comme ce que les poitrines cachent﴿ [Ghâfir (Le Pardonneur) : 19].


Ibn `Abbâs رضي الله عنهما l’a expliqué en disant :


« Il s’agit ici des individus qui, se trouvant en public, font mine devant les gens de ne pas regarder les femmes passantes, mais dès que l’on ne fait pas attention à eux, ils les regardent. Si, toutefois, ils craignent d’être remarqués, ils gardent leurs regards détournés.
Mais Allah sait qu’en leurs cœurs, ils souhaiteraient même observer leurs parties intimes ! »
[24].


Et si Allah عزّ وجلّ décrit comme trahison ce que les yeux perçoivent à la volée des femmes que l’on n’a pas le droit de regarder, même étant chez elles avec leurs Mahârims, que dire alors de ce qui se produit dans ces endroits où règne la mixité illicite, qui entraîne des calamités ?


Il est un fait notoire que la dépravation des mœurs et la dérive des comportements qui livrent les gens à leurs mauvaises passions entraînent le déclin de la nation et son affaiblissement, ainsi que l’a exprimé le poète en disant :


Les nations de bonnes mœurs fleurissent
Si leurs mœurs sont corrompues, elles périssent


En récapitulant, nous disons que l’on ne peut demander à quiconque allant à son travail pour gagner son pain de retourner chez lui, même si l’endroit où il travaille est mixte et que des risques de séduction existent !


Ce qui lui est plutôt demandé, c’est de prendre toutes les mesures à même de repousser ces risques et de les amenuiser. Ainsi, il doit détourner son regard des choses illicites, éviter de parler aux femmes et éviter autant que possible le contact avec elles[25].


Mais on demande plutôt cela à la femme, puisqu’elle enfreint la situation normale que lui dicte la religion d’observer, qui est de rester chez elle.


Elle l’enfreint aussi si elle dévoile ses atours et ne se voile pas comme le lui prescrit la religion. C’est cet état de tentation qui nuit aux hommes, à la nation et à la religion.


L’homme peut fréquenter donc ces endroits sous ces conditions qui lui font préserver sa foi autant que possible. Il lui est, en effet obligatoire de subvenir aux besoins de sa famille et de ses enfants. Cette responsabilité lui pèse sur les épaules sans discontinuité; cette obligation de subvenir à ses propres besoins, et le cas échéant, aux besoins d’autrui est permanente, contrairement à la femme dont les besoins sont pris en charge[26].


En outre, nous devons souligner que la femme voulant sortir pour acquérir un savoir religieux dont elle aurait besoin afin de se préserver de l’enfer sans pouvoir l’acquérir d’autre façon que de sortir, ne se trouve aucunement en état de transgression.


Allah عزّ وجلّ dit :


﴿يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا قُوا أَنْفُسَكُمْ وَأَهْلِيكُمْ نَارًا﴾ [التحريم: 6].


Traduction du sens du verset :


﴾Ô vous qui avez cru! Préservez vos personnes et vos familles, d’un Feu﴿ [Et-Tahrîm (L’Interdiction) : 6].


Or, la préservation de l’enfer s’opère grâce à la foi et aux bonnes œuvres. Tout ceci ne peut être réalisé qu’en passant par l’acquisition du savoir religieux, ce qui fait de cet acte - le fait de sortir dans ce cas - un acte dont les fruits sont grands.


Or, la règle stipule que :


« Ce dont dépend la complétude de l’obligation est obligatoire ».


D’autre part, s’il est permis à la femme de sortir pour gagner son pain et préserver sa santé physique et celle de ses enfants dans le cas où personne ne subsisterait à ses besoins, il lui est alors permis davantage qu’elle sorte pour préserver sa foi, en n’oubliant pas toutefois que ceci doit être effectué sous les conditions prescrites par la religion, les conditions qui permettent d’éviter la tentation.


Récapitulatif :


Tout homme doit fournir tous les efforts possibles pour trouver un métier et un endroit de travail où les risques de séduction par les femmes n’existent pas ou sont mineurs, car la règle dicte que :


« L’empêchement des méfaits passe avant l’obtention des bienfaits ».


Mais, s’il n’arrive pas à obtenir un travail avec ces conditions - c’est généralement le cas le plus probable actuellement - il lui est permis de travailler là où il le peut afin d’obtenir son gagne-pain et celui de sa famille.
La présence des femmes dans son lieu de travail n’est pas une raison pour le quitter.
Il ne se trouvera pas en état de transgression et cela ne doit pas lui faire délaisser son travail tant qu’il condamne cet état de choses, ne serait-ce du minimum qu’il peut et tant qu’il fait tout pour se préserver des pêchés.
Par ce comportement, il n’admet pas la transgression à Allah عزّ وجلّ découlant de la mixité.


Le Prophète صلّى الله عليه وسلّم dit dans ce sens :


« Si certaines gens transgressent les recommandations d’Allah, toute personne y assistant, mais en éprouvant de l’aversion sera pareille à une personne qui n’y assiste pas. Par contre, quiconque parmi les personnes n’y assistant pas, mais l’agréant, sera pareil à celles qui l’assistent »[27].


Pareillement, tout cas de mixité, grandement nécessaire, où la femme serait présente en observant les conditions prescrites par la religion, comme ceux existant aux lieux d’adoration et de prière, comme les cas observés lors du hadj et de la `Omra[28] ne pourrait être considéré comme interdit, en raison de la nécessité et du caractère obligatoire [de ces rites].


D’autre part, les risques néfastes sont minimes par rapport à l’importance de la réalisation de ces rites.


Or, la règle énonce le fait que :


« L’accomplissement des recommandations prime- en son essence - sur l’obligation d’éviter les interdits ».



Ceci est établi dans les règles générales.


Par opposition, toute femme qui sortirait à l’encontre de ce qui lui est prescrit originellement pour aboutir aux portes qui s’ouvrent sur la dépravation, sans nécessité religieuse et sans observer les conditions permettant ceci, à savoir l’obligation de sortir voilée et d’éviter les comportements honteux, a les meilleures chances pour récolter les défaveurs d’Allah عزّ وجلّ.


Le savoir parfait appartient à Allah, et notre dernière invocation est qu’Allah, le Seigneur des Mondes, soit loué et que paix et salut soient sur notre Prophète Mouhammad, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.


Alger, 28 Cha`ban 1428H
Correspondant au: 10 Septembre 2007







[1] Mahârims (pluriel), Mahram (singulier) : ce sont les hommes avec qui la femme ne peut jamais se marier tels que le père, le fils, le frère…etc. Note du traducteur.

[2] Ces trois cas de la mixité sont cités dans le recueil des fatwas de cheikh Mouhammad Ibn Ibrâhîm Âl Ech-Chaykh (10/35-44).

[3] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre du « Mariage », à propos de la sortie des femmes pour leurs besoins (hadith 5237), Mouslim, chapitre du « Salut », à propos de l’autorisation aux femmes de sortir en cas de besoin (hadith 2170), Ahmad (hadith 24290) et El-Bayhaqi dans Es-Sounane El-Koubra (hadith 13793), par l’intermédiaire de `Â'icha رضي الله عنها.

[4] Voir : Tafsîr Ibn Kathîr (1/491).

[5] Ce hadith est rapporté par El-Boukhâri, chapitre des « Jugements », à propos du verset suivant :


﴿أَطِيعُوا اللَّهَ وَأَطِيعُوا الرَّسُولَ وَأُولِي الأَمْرِ مِنْكُمْ ﴾ ]النساء: 59 [.


Le sens du verset :


﴾Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent le commandement﴿ [En-Nissâ' (Les Femmes) : 59]



(hadith 7138) et Mouslim, chapitre de « La gouvernance », à propos du gouvernant juste et des punitions réservées à celui qui est injuste (hadith 1829), Abou Dâwoûd, chapitre de « La Djizya (tribut) et de la gouvernance », chapitre du « Devoir du gouvernant envers les gouvernés » (hadith 2928) et Et-Tirmidhi, chapitre du « Djihad », chapitre du « Gouvernant » (hadith 1705), d’après `Abd Allâh Ibn `Omar رضي الله عنهما.

[6] Les Ansars : sont les Compagnons de Médine qui ont accueilli, supporté et aidé le Prophète صلّى الله عليه وسلّم et les autres Compagnons qui l’ont rejoint. Note du traducteur.

[7] Le Hamw : C’est-à-dire les proches du mari qui sont considérés comme étrangers par rapport à la femme. Note du traducteur.

[8] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre du « Mariage », du fait qu’un homme ne peut être seul avec une femme non accompagnée d’un de ses Mahârims (hadith 5232), Mouslim, chapitre du « Salut », à propos de la prohibition d’être seul avec une femme ou de s’introduire dans l’endroit où elle se trouve (hadith 2172), Et-Tirmidhi, chapitre de « L’allaitement », à propos de l’interdiction de s’introduire dans les lieux où se trouvent des femmes dont les Mahârims sont absents (hadith 1171) et Ahmad (hadith 17347), d’après `Ouqba Ibn `Âmir رضي الله عنه.

[9] Le cheikh `Abd Allâh Ibn Djibrîne رحمه الله fût questionné au sujet des études des femmes dans un cadre mixte.


Il répondit :


« Je vous conseille de vous accrocher à la religion, et de vous vêtir du voile ordonné par la religion, de vous appliquer à dissimuler vos attraits. Vous devez éviter de vous mêler aux hommes et de les fréquenter, éviter tout ce qui entraîne la dépravation et à la perversité. Je vous conseille également de vous appliquer à obéir à votre mère et de tout faire pour lui plaire et obtenir son agrément et de continuer vos études entre autres si vous êtes sûre de pouvoir éviter la dérive. S’il vous est nécessaire de rejoindre des lieux d’étude mixtes, sachez qu’il est alors obligatoire à chaque fille de se tenir éloignée des jeunes garçons, tout en dissimulant ses attraits autant que possible. Et c’est Allah l’Omniscient ». (Extrait du site officiel du cheikh `Abd Allâh Ibn `Abd Er-Rahmâne Ibn Djibrîne (Fatwa 12636)).

[10] La question suivante fut posée à cheikh Ibn Bâz رحمه الله:


« Est-il permis au musulman de s’introduire dans un centre commercial sachant qu’il y a des femmes non voilées et que la mixité non autorisée par Allah y règne? »


Sa réponse fut :


« On ne doit pas s’introduire dans ce marché, sauf si c’est pour interdire les mauvais agissements et ordonner la vertu aux gens, ou encore en cas d’extrême nécessité. Tout ceci en détournant son regard de ce qu’il n’est pas permis de voir, et en s’éloignant de tout comportement menant à la dépravation. Par ce comportement, la personne préserve son honneur et s’éloigne des voies du mal ». (Voir : Madjmou` Fatâwa Ibn Bâz, chapitre de « La prédication » (2/227-228)). Voir aussi : Fatâwa El-Mar'a El-Mouslima recueillies par Ibn `Abd El-Maqsoûd (2/574), édition Adhwa' Es-Salaf, Dâr Ibn Hazm).


On posa à cheikh Ibn `Outhaymîne la question suivante :


« Nous avons, chez nous en Égypte, un état de mixité très intense au niveau des universités entre les étudiants et les étudiantes. Or, nous voulons, par le biais de ces études, servir l’Islam et les musulmans dans notre pays et ne pas laisser ces branches importantes, comme la médecine et l’architecture, basculer entre les mains de ceux qui ne sont pas musulmans, ce qui leur permettraient de contrôler les affaires des musulmans.

Que devons-nous faire ? »



Il répondit alors :


« La mixité entre les deux sexes constitue une véritable tentation, évitez-là et condamnez-là autant que possible. Demandons à Allah عزّ وجلّ de nous pré­server tous ». (Source : lettre manuscrite du cheikh Ibn `Outhaymîne datant de 4/04 de l’an 1406 de l’hégire, tirée de Madjmou` Fatâwa Ech-Chaykh Mouhammad Sâlih El-`Outhaymîne (2/896). Voir : Fatâwa El-Mar’a El-Mouslima recueillies par Ibn `Abd El-Maqsoûd (2/572), édition Adhwa' Es-Salaf, Dâr Ibn Hazm).

En réponse à une question relative au comportement à adopter vis-à-vis des femmes au travail, le cheikh `Abd Allâh Ibn `Abd Er-Rahmâne Ibn Djibrîne رحمه الله répondit :


« Nous te conseillons de délaisser les postes de travail où les hommes se mêlent aux femmes, surtout si celles-ci ne sont pas voilées. Si malgré tout tu te trouves contraint de travailler ainsi, tu dois alors les inciter à se voiler et dissimuler leurs atours. Tu ne dois pas leur adresser la parole sauf en cas de nécessité. Tu ne dois pas le faire d’une voix langoureuse et aguichante. Tu ne dois pas te trouver seul en un endroit avec l’une d’elles, et tu ne dois te trouver là où elles se trouvent qu’en cas de nécessité à condition que l’endroit ne soit pas clos et qu’il y’ait d’autres hommes et d’autres femmes que vous. Tu dois aussi conseiller les femmes de s’éloigner des endroits où se trouvent les hommes pour prévenir les risques de séduction et de dépravation ». (Source : site officiel du cheikh `Abd Allâh Ibn `Abd Er-Rahmâne Ibn Djibrîne رحمه الله (Fatwa 12627)).

[11] La réponse du cheikh Sâlih El-Fawzâne - حفظه الله - à la question suivante :


« Quel est le jugement à propos des dialogues qui se tiennent entre les couturiers et les marchands de vêtements avec leurs clientes ?

Nous souhaiterions de votre part une orientation éclairée, destinée particulièrement aux femmes ».



Sa réponse fut :


« Les dialogues entre les commerçants et leurs clientes qui se tiennent au strict minimum sans qu’il n’y ait de geste, parole ou sentiment de séduction, sont permis. Les (premières) femmes dialoguaient avec les hommes en cas de besoin lorsque tout risque de dépravation était éloigné. Mais si ces dialogues sont accompagnés de rires, amusements et de voix langoureuses, alors ils ne sont pas permis, car Allah dit :


﴿فَلاَ تَخْضَعْنَ بِالْقَوْلِ فَيَطْمَعَ الَّذِي فِي قَلْبِهِ مَرَضٌ وَقُلْنَ قَوْلاً مَعْرُوفًا﴾ [الأحزاب: 32].


Traduction du sens du verset :


﴾Si vous êtes pieuses, ne soyez pas trop complaisantes dans votre langage, afin que celui dont le cœur est malade [l’hypocrite] ne vous convoite pas. Et tenez un langage décent﴿ [El-Ahzâb (Les Coalisés) : 32].


Le langage décent correspond à ce que le commun des gens conçoit comme étant décent, et on doit se suffire du minimum de mots, et tout ce qui viendrait en plus, comme les rires, les amusements, les voix aguichantes et les choses semblables, ou encore le fait que la femme se découvre le visage devant le commerçant, ses bras ou ses mains, tout ceci est condamné et illicite, et c’est ainsi que la dépravation advient.

Toute femme musulmane craignant Allah doit suivre Ses recommandations et éviter Ses interdits. Elle doit éviter de s’adresser aux hommes de façon à les intéresser ou à les séduire. Si elle a besoin d’aller à un magasin ou à un endroit où se trouvent des hommes, elle doit s’y rendre tout en se tenant à la pudeur, à la tenue décente. Elle doit observer les bonnes manières recommandées par l’Islam. Si elle s’adresse aux hommes, qu’elle le fasse en utilisant des propos décents, loin de toute tentation ou ambiguïté ». (Source : Mountaqa Mine Fatâwâ Ech-Chaykh Sâlih Ibn Fawzâne (3/156-157)).

[12] Voir : Rawdhat El-Mouhibbîne d’Ibn El-Qayyim (92).

[13] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre des « Conditions » (5/312), à propos de ce qui est permis dans la religion musulmane en ce qui concerne les conditions, les jugements et l’allégeance (hadiths 2711/2712), d’après Marwâne et El-Miswâr Ibn Makhrama رضي الله عنهما.

[14] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre des « Expéditions » (7/431), du hadith relatif à la grande calomnie (hadith 4141) et Mouslim, chapitre du « Repentir » (17/102), concernant le hadith de la grande calomnie et à l’acceptation du repentir des calomniateurs (hadith 2770), d’après `Â'icha رضي الله عنها.

[15] Voir : Madjmoû` El-Fatâwa d’Ibn Taymiya (23/186-187).

[16] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre des « Funérailles », à propos de la participation des femmes aux cortèges funèbres (hadith 1278), Mouslim, chapitre des « Funérailles », concernant l’interdiction aux femmes de suivre les cortèges funèbres (hadith 938) et Ahmad (hadith 20797) d’après Oum `Atiyya رضي الله عنها.

[17] Rapporté par Mouslim, chapitre de « La prière », à propos de l’aligne­ment des rangs de la prière, de l’application à les dresser et de la faveur des premiers rangs dans l’ordre (hadith 440), Abou Dâwoûd, chapitre de « La prière », à propos des rangs des femmes et de l’aversion à délaisser le premier rang (hadith 687), Et-Tirmidhi, chapitre de « La prière », concernant les faveurs accordées au premier rang (hadith 224), En-Nassâ'i, chapitre de « La gouvernance », à propos des meilleurs rangs des femmes et des pires rangs des hommes (hadith 228), Ibn Mâdjah, chapitre de « L’accomplissement de la prière », à propos des rangs des femmes (hadith 1053) et Ahmad (hadith 7565), par l’intermédiaire d’Abou Hourayra رضي الله عنه.

[18] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre de « La prière », à propos des vêtements étroits [en prière] (hadith 362), Mouslim, chapitre de « La prière », de l’inter­diction aux femmes priant derrière les hommes de se relever avant eux (hadith 987), Abou Dâwoûd, chapitre de « La prière », à propos des habits noués autour du cou en prière (hadith 630), En-Nassâ'i, chapitre de la « Qibla », à propos de la prière en étant vêtu d’un simple pagne (hadith 766) et Ahmad (hadith 15134), par l’inter­médiaire de Sahl Ibn Sa`d رضي الله عنهما.

[19] Rapporté par El-Boukhâri, chapitre du « Mariage », du mal porté par certaines femmes dont il faut prendre garde (hadith 5096), Mouslim, chapitre de « L’adoucissement des cœurs », du fait que les pauvres forment la masse majoritaire des gens destinés au paradis, tandis que la majorité des gens de l’enfer sont des femmes (hadith 2740), Et-Tirmidhi, chapitre des « Bienséances », à propos des avertissements contre les dangers de la séduction des femmes (hadith 2780), Ibn Mâdjah, chapitre des « Épreuves », concernant les dangers de la séduction des femmes (hadith 3989) et Ahmad (hadith 21746), par l’intermédiaire d’Oussâma Ibn Zayd رضي الله عنهما.

[20] Rapporté par Mouslim, chapitre de « L’évocation et l’invocation », du fait que les pauvres forment la masse majoritaire des gens destinés au Paradis, tandis que la majorité des gens de l’enfer sont des femmes (hadith 2442), Et-Tirmidhi, chapitre des « Épreuves » (hadith 2191), Ibn Mâdjah, chapitre des « Épreuves », à propos des dangers de la séduction des femmes (hadith 4000), Ibn Hibbâne (hadith 3221), Ahmad (hadith 10785) et El-Bayhaqi (hadith 6746), par l’intermédiaire d’Abou Sa`îd El-Khoudri رضي الله عنه.

[21] Voir : note 1, page 199.

[22] Voir : note 2, page 199.

[23] Voir : note 3, page 199.

[24] Rapporté par Ibn Abi Chayba dans El-Moussannaf (hadith 13246). Il est rapporté par Sa`îd Ibn Mansoûr, Ibn El-Moundhir et Ibn Abi Hâtim, comme l’a indiqué El-Djalâl El-Souyoûti dans Ed-Dour El-Manthoûr (7/282) et cité par Ibn Kathîr dans Tafsîr Ibn Kathîr (7/123).

[25] Questionné sur le fait d’étudier dans des écoles mixtes, le cheikh Ibn `Outhaymîne رحمه الله répondit :


« Quelque soit la situation, tu dois - ô frère - chercher un établissement n’étant pas dans telle situation. Mais si, malgré tout tu n’y parviens pas et que tu as besoin de ces études, étudies-y et fais tout ce qui est dans ton possible pour éviter les risques de séduction et de dépravation, en détournant ton regard de l’illicite et en évitant de prononcer ce qui n’est pas permis. Ne t’adresse pas aux femmes et évite de les croiser » (Source : site officiel de cheikh Ibn `Outhaymîne, rubrique des fatwas, série des fatwas écrites Noûr `Ala Ed-Darb, chapitre du savoir).

[26] En réponse à une question relative au jugement de l’enseignement et des études dans un milieu mixte, le cheikh `Abd Allâh Ibn `Abd Er-Rahmâne Ibn Djibrîne رحمه الله répondit :


« Il n’est pas permis aux femmes d’étudier ou d’enseigner dans une école où elles se mêlent aux hommes, car ceci risque d’entraîner la séduction. Quant aux hommes [enseignants] et aux étudiants, ceci leur est permis à condition de s’appliquer à détourner leurs regards de l’illicite, et à éviter de contacter les femmes dévoilées ou de les approcher. Et c’est Allah Le plus Savant ». (Source : site officiel du cheikh `Abd Allâh Ibn `Abd Rr-Rahmâne Ibn Djibrîne رحمه الله (Fatwa 11661)).


Dans une autre fatwa, il dit :


« Ceci n’est pas permis dans le cas où il est possible de l’abandonner ; il est alors obligatoire de séparer les deux sexes dans toutes les classes d’étudiants, en raison du risque de séduction entraîné par la mixité. Mais si l’on ne trouve que ces écoles, on doit éviter les regards et les contacts mixtes qui peuvent entraîner la séduction. Et c’est Allah Le plus Savant ». (Source : site officiel du cheikh `Abd Allâh Ibn `Abd Er-Rahmâne Ibn Djibrîne رحمه الله (Fatwa 11754)).

[27] Rapporté par Abou Dâwoûd, chapitre des « Batailles », à propos des recom­mandations et des interdictions (hadith 4345), Et-Tabarâni dans El-Mou`djam El-Kabîr (hadith 345), par l’intermédiaire de `Ours Ibn Oumayra El-Kindi رضي الله عنه. Ce hadith est jugé Hassane (bon) par le cheikh El-Albâni dans Sahîh El-Djâmi` (hadith 702) et dans Sahîh Abi Dâwoûd (hadith 4345).

[28] Voir : Madjmou` Fatâwas Ech-Chaykh Mouhammad Ibn Ibrâhîm (10/44).



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Quel est le jugement de la mixité dans la législation islamique ?













Ecoutez le Cheikh






Question :


Quel est le jugement de la mixité entre les hommes et les femmes dans la législation islamique ?





Réponse :


On ne peut pas donner à la mixité un jugement général. Il y a une sorte de mixité qui est connue et courante en Islam, comme la mixité entre des hommes et des femmes, couvertes et voilées d’un voile légiféré, comme cela arrive dans la mosquée sacrée, ou lors des rassemblements généraux pour la prière du ‘id ou encore pendant le pèlerinage, etc. Dans ces cas là, il n’y a pas de mal, mais les femmes doivent être couvertes et voilées.


Quant aux hommes, Allah leur a ordonné de baisser leur regard :


قُلْ لِلْمُؤْمِنِينَ يَغُضُّوا مِنْ أَبْصَارِهِمْ


« Dis aux croyants de baisser leurs regards »


Également pour la prière dans les mosquées, les hommes et les femmes s’y rendent. Les femmes doivent marcher sur les bords des routes et les hommes au milieu. Cela s’appelle de la mixité, mais ce n’est pas une mixité interdite, elle est même inévitable.


La mixité interdite est celle dans laquelle la femme dévoile certains de ses atouts comme sa tête, ses mains, son thorax, ou ses jambes. L’isolement au travail entre l’homme et la femme est également interdit ainsi que toute mixité qui mène à l’interdit.


 Ceci est la mixité interdite dans la législation islamique.



Question :


Quelle est la réponse à ceux qui permettent la mixité en se servant de certains hadiths qui laissent penser en apparence qu’il y avait de la mixité à l’époque du Prophète   ?






Réponse :


La réponse est la réponse détaillée que je viens de mentionner à l’instant.


Il y a une sorte de mixité permise et une autre interdite.


 La mixité qui mène à l’interdit est interdite.


 Et la mixité qui n’est pas nuisible et qui est inévitable est permise.


Fin de la réponse de Cheikh Zayd Ibn Muhammad Al Madkhali







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La mixité et ses différents cas ainsi que son jugement

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