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Allah dit : « Nous avions proposé aux cieux, à la terre et aux montagnes de leur confier le dépôt. Ils ont refusé et en ont eu peur. L’homme s’en est alors chargé ; il est très injuste envers lui-même et très ignorant. » Sourate Al-Ahzâb, .72.
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Le jugement religieux concernant la photographie






( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 210)



Question :


Quel est votre avis sur la prise de photos qui s’est propagée et qui occupent les gens?

Veuillez nous accordez une réponse claire sur ce qui est licite dans la photo et ce qui est illicite, qu'Allah l’Exalté vous récompense.
 




La réponse :


Louange à Allah seul, et que la prière et le salut soient sur son ultime Prophète, ensuite :


Il a été rapporté dans plusieurs hadiths du Prophète   , dans les authentiques, les ouvrages de références et les sunnas, qu’il est illicite de prendre en photo tout ce qui a une âme, que ce soit des humains ou autres.


De plus, il faut arracher les rideaux ornés de représentations figurées, effacer ces représentations et maudire les dessinateurs (de représentation figurée).


Aussi, il faut leur expliquer que leur châtiment sera le plus dur le jour du Jugement Dernier.


D'ailleurs, je vais vous citer quelques hadiths authentiques qui abordent ce sujet, ainsi que des avis de Ulémas, puis je vous démontrerai ce qui est juste dans ce sujet si Allah le veut.


Car dans les deux Sahîhs, d'après Abou Hourayra   , le Messager d'Allah    a dit :


Allah    a dit : {Et qui donc est plus injuste que ceux qui ont l'intention de créer des êtres pareils à ceux que J'ai créés? Qu'ils essaient donc de créer un atome ! Qu'ils essaient de créer un grain de blé ! Ou qu'ils essaient de créer un grain d'orge ! } Prononcé par Mouslim.


Ils rapportent aussi, d’après Ibn Mas`oud   , que le Prophète    a dit :


"Les gens qui subiront le Châtiment le plus dur d'Allah au Jour Dernier, seront ceux qui fabriquent des images."



Pareillement, d’après Ibn `Omar (Qu'Allah soit satisfait des deux), le Prophète    a dit :


( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 211)


"Ceux qui fabriquent ces images seront châtiés le Jour de la Résurrection.
On leur dira : "Donnez la vie à ce que vous avez créé"
Prononcé par Al-Boukhârî.


De plus, Al-Boukhârî a rapporté dans son Sahîh d’après Abou Djohayfa    :


"L'Envoyé d'Allah    a interdit la prise de récompense de Hidjâma (faire faire des saignées), de prélever un prix pour le chien, une rétribution pour la prostituée, et Allah a maudit également celui qui pratique l'usure, et celui qui coopère avec lui, et Il a maudit le celle fait le tatouage et celle qui fait faire le tatouage ainsi que le peintre."



D'après Ibn 'Abbâs (Qu'Allah soit satisfait des deux), j’ai entendu le Messager d’Allah    dire :


"Quiconque fait une représentation figurée d'un être animé dans ce bas-monde, sera châtié en l'appelant à y insuffler une âme bien qu'il ne puisse jamais le faire" rapporté par (Al-Boukhârî et Mouslim).


D'autre part, Mouslim a rapporté d’après Sa`îd Ibn 'Abî Al-Hassan qui a dit :


"Un homme se présenta chez Ibn 'Abbâs et lui dit :
"Je suis un homme qui dessine ces images, alors donne-moi ton avis juridique (fatwa)".
Alors il dit : approche-toi de moi. Alors il s’est rapproché.
Il lui dit encore : approche-toi de moi. Puis il s’est rapproché, jusqu'à ce qu’il mit sa main sur la tête de cet homme.
Ibn Abbas lui dit : Je te mets en garde sur ce que j’ai entendu du Messager d’Allah    dire. J’ai entendu le Messager d’Allah (Salla Allah `Alaihi Wa Sallam) dire :
« Tout dessinateur d’images ira en Enfer. Il lui sera donné pour chaque forme dessinée une âme et pour chacune d'elles il sera châtié en Enfer».
Puis Ibn Abbas rajouta : Si tu ne peux pas faire autrement, alors dessine des arbres ou d’autres choses dépourvues d’âme."


Et Al-Boukhârî a rapporté :


"Si tu ne peux pas faire autrement ... " jusqu’a la fin du hadith cité précédemment comme l’a rapporté Mouslim.

 
At-Tirmidhî a rapporté dans son recueil intitulé (Al-Djâmi`)et il a dit : bon et sahîh (le hadith) d'après Abou Az-Zoubayr d’après Djâbir    :


"Le Prophète    a interdit l'existence des dessins dans les maisons."


Et d’après `A'îcha    qui a dit :


"Le Prophète    est entré chez moi, j’avais recouvert un trou dans la maison avec un tissu sur lequel étaient dessinées des images. Lorsqu'Il le vit, il se mit en colère et le déchira, et dit: « ô `A'îcha, ceux qui subiront le Jour de la Résurrection le châtiment le plus douloureux, sont ceux qui imitent la création d'Allah » et `A'îcha a dit "on l’a coupé et on a fabriqué avec, un ou deux coussins"Rapporté par Mouslim.



( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 212)


Encore d’après `A'îcha    qui a dit :


"De retour de l'un de ses voyages, l'Envoyé d'Allah    s'aperçut que j'avais suspendu devant une des chambres, un rideau de tissu fin portant des représentations figurées. Il le déchira et, le sang au visage, dit :
"Ceux qui imitent la création d'Allah, subiront au Jour de Résurrection le châtiment le plus douloureux".
Elle ajouta :
"Nous mîmes alors à le découper pour en faire un ou deux coussins"
rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim. Mouslim a rajouté après (Il le déchira) : ( et son visage s’est transformé, c-à-d, Il s'est mit en colère). fin de citation.



Et d’après elle :


"Le Prophète    retourna du voyage, et j'avais accroché un rideau orné de statues, il m'a ordonné de le décrocher, ce que je fis." Rapporté Al-Boukhârî et Mouslim avec les mots suivants : " ... j'avais accroché à ma porte un rideau orné de chevaux aillés, alors il    m'ordonna de l'enlever, et je le fis. "


Selon Al-Qâsim ibn Mohammad d’après `A'îcha également, elle dit :


"J'ai acheté un coussin orné de représentations figurées. Lorsque l'Envoyé d'Allah    le vit, il se tint debout à la porte sans entrer. Je reconnus alors le mécontentement à son visage, et lui dis : ''O Envoyé d'Allah! Je reviens à Allah et à Son Envoyé, quel péché ai-je commis?''. - "Qu'est-ce que c'est que ce coussin-là ? '', lui demanda-t-il.
Elle répondit : ''Je te l'ai acheté pour qu'il te serve à s'asseoir ou à s'accouder''. Il répliqua: ''Ceux qui font ces figures seront châtiés, (au Jour de la Résurrection) et on leur dira : ''Donnez vie à ce que vous avez dessiné'', puis il rétorqua : ''Les anges n'entrent jamais dans une maison où il y a de telles figures''
Rapporté Al-Boukhârî et Mouslim puis Mouslim a rajouté d’après le récit d'Ibn Al-Mâdjchoun qu’elle a dit : "Je l’ai pris et j’en ai fabriqué deux accoudoirs, et Il s’y accoudait dans la maison. "


D'après Ibn 'Abbâs (Qu'Allah soit satisfait des deux), le Prophète    a dit :


"Les Anges n'entrent jamais dans une maison où il y a un chien ou une représentation figurée" Rapporté par Al-Boukhârî et Mouslim et la version est celle de Mouslim.
 


Mouslim a rapporté selon Zayd ibn Khâlid d'après Abi Talha dans une chaîne de transmission remontant au Prophète   , qu'Il a dit :


"Les Anges n'entrent pas dans une maison où il y a un chien ou des statues."


Et dans le Sahîh d' Al-Boukhârî selon Ibn `Omar (Qu'Allah soit satisfait des deux) Le Prophète    a rapporté de l'Archange Gabriel qui a dit :


"Nous ne pénétrons pas dans une maison où il y a une image ou un chien" .Et Mouslim a rapporté d’après `A'îcha et Maymouna un hadith similaire.


( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 213)


Aussi, Mouslim a rapporté d’après 'Abî Al-Hayâdj Al-'Assadî qui a dit :


"'Alî    m’a dit : "Veux-tu que je t'envoie faire ce que le Messager d’Allah    m’a envoyé faire ?
Ne laisse jamais une image sans la détruire, ni une tombe s'élevant au-dessus du sol, sans l'aplanir".


et selon Abou Dâwoud en se basant sur une bonne chaîne de transmission (Sanad)d’après Djâbir    le Prophète    a ordonné `Omar ibn Al-Khattâb à l’époque des conquêtes alors qu’il était à Al-Batthâ' de venir à la Ka`ba et d’effacer toutes les images qui s’y trouvaient.


Le Prophète    ne s’y introduisit pas jusqu'à ce que toutes les images y soient effacées.


Et Abou Dâwoud At-Tiyâlissî a rapporté dans son recueil d’après Oussâma qui dit :


"Je suis entré chez le Messager d’Allah    à la Ka`ba alors qu’il a vu des images, il m’a demandé un sceau d’eau, je le lui ai donc ramené, alors il s’est mis a effacé les images en disant : "Allah a tenu combat à des gens qui représentent ce qu'ils sont incapables de créer" et Al-Hâfiz a dit : sa chaîne de transmission est bonne.


Il a dit :


'Omar ibn Chabah a rapporté d’après 'Abd-Ar-Rahmân ibn Mahrân selon 'Omayr, l'affranchi d'Ibn `Abbâs selon Oussâma que le Prophète    est entré dans la Ka`ba et m'a ordonné de lui apporté de l'eau dans un sceau.
Il a mouillé un habit et frappa sur les images en disant :


"Qu'Allah combatte les gens qui représentent ce qu'ils sont incapables de créer."Fin de citation.



Et Al-Boukhârî a recueilli dans son authentique d’après `A'îcha :


"Le Prophète    ne laissa jamais dans son domicile, une chose contenant un signe de croix, sans qu'il ne l'efface ." Il l’a rapporté d'Al-Kachmîhnî avec le mot « images », et Al-Boukhârî,    l’a expliqué dans le chapitre «détruire les images » et il a cité ce hadith.


Et dans les deux authentiques d’après Bisr ibn Sa'îd selon Zayd ibn Khâlid selon Abi Talha le Prophète    a dit :


"Les anges n'entrent pas dans une maison où se trouve une image"


et Bisr a dit :


"Ensuite s’est plaint Zayd alors nous l’avons visité et il y avait sur sa porte un rideau avec une image, alors j’ai dit à `Obayd-Allah Al-Khawalânî, le beau fils de Maymouna l’épouse du Prophète    : "Mais, Zayd ne nous a-t-il pas parlé de l’interdiction des images l’autre jour ?". `Obayd-Allah a dit : "Ne l’as-tu pas entendu lorsqu’il a dit : (sauf un dessin sur un tissu)?"



Et selon une autre version rapportée d'après 'Amro ibn Al-Hârith, d'après Bakîr Al-'Achadj, d’après Bisr: j’ai donc dit à `Obayd-Allah Al-Khawlânî :


( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 214)


"Ne nous a-t-il (Zayd) pas parlé des images?". Et `Obayd-Allah répondit: "Il a dit (sauf un dessin sur un tissu). Ne l’as-tu pas entendu?". "Non", répliquai-je. Il répondit: "Si, il l’a dit".



Dans les recueils de "Mousnad" et de "Sounan" d'An-Nassâ'î :


D’après 'Obayd-Allah ibn `Abd-Allah qu’il est entré chez Abi Talha Al-'Anssârî pour le visiter, il a trouvé chez lui Sahl ibn Honayf, puis Abou Talha a ordonné à quelqu’un d’enlever un tissu qui se trouve en dessous de lui, et Sahl lui dit: pourquoi tu l’enlèves? Il dit: c’est parce qu'il contient des images et le Messager d’Allah    a dit ce que tu connais. Puis, il dit: n’a-t-il pas dit (sauf un dessin sur un tissu), il a dit (si, mais c’est préférable pour mon âme). Fin de citation. La chaîne de transmission ('Isnâd) de cette histoire est bonne. At-Tirmidhî l’a rapporté avec les mêmes termes. Il a dit : bon et authentique.


D'autre part, Abou Dâwoud, At-Tirmidhî, et An-Nassâ'î ont rapporté en se basant sur une bonne chaîne de transmission que Abou Hourayra a dit :  


Le Prophète    a dit : Djibrîl est venu et m’a dit : je suis venu hier, mais je ne suis pas entré parce qu’il y avait des statues sur la porte et dans la maison un rideau orné de représentations figurées ainsi qu’un chien à l'intérieur de la maison, alors enlève la tête de la statue et elle deviendra comme un arbre, et coupe le tissu du rideau et confectionne avec deux coussins réprouvés pour les fouler avec les pieds et fait sortir le chien. Puis le Messager d’Allah    l’a fait. Le chien est celui de Hassan ou de Housayn qui était sous un lit qui leur appartient. Il a donc ordonné de le sortir et on l'a sorti. Cette version est celle d' Abi Dâwoud, et la version d'At-Tirmidhî est semblable, et le récit An-Nassâ'î : L'Archange Gabriel demanda permission au Prophète    et le Prophète le lui autorisa, disant : "Entre". L'Archange répondit : "Comment pourrais-je entré alors que ta maison comporte un rideau orné de représentations figurées. Pour que je puisse entrer, tu dois soit couper les têtes de ces représentations figurées ou d'en faire un tapis à fouler aux pieds, car, nous les Anges n'entrent point dans une maison où se trouvent de représentations figurées". Fin de citation.


Et il existe sur ce sujet plusieurs hadiths que nous n’avons pas cité.


Le sens de ces hadiths qui est venu en ce sens est une preuve évidente de l’interdiction de la représentation de tout ce qui a une âme, et que cela est un péché majeur promis au châtiment du feu de l’Enfer.


( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 215)


Et elle comprend tout types de représentations, avec ou sans ombre, sur un mur, un rideau, une chemise, un miroir, une feuille ou autres, car le Prophète    n'a pas fait de différence entre celle qui a une ombre et autres, et entre un rideau et autres.


Il a même maudit celui qui représente des images, et a prévenu que ces derniers subiront au Jour de la Résurrection le châtiment le plus douloureux, et que tous iront dans le feu, et il n'a épargné personne.


Et ce qui appuie la généralisation c’est que :


"Lorsqu'Il a vu les images sur le rideau chez `A'îcha, Il l’a déchiré, s'est mis en colère et a dit (Les gens qui subiront le châtiment le plus douloureux le Jour de la Résurrection seront ceux qui ont cherché à imiter Allah dans sa création)"



Et dans une autre version, il    a dit quand il a vu le rideau :


"Ceux qui font ces représentations, subiront, le Jour du Jugement Dernier, le Supplice de l'Enfer. On leur dira : "Que vous ressuscitiez (ces dessins imagés si vous êtes capables) !"


Et cette citation et ces semblables sont explicitent que les créateurs des images, sur les rideaux et autres, entrent dans le cercle des avertis du châtiment


Quant au récit dans le hadith rapporté par Abi Talha et Sahl ibn Honayf "(sauf un dessin sur un tissu)" est une exception parmi les photos qui empêchent les anges d’entrer et non de dessiner des images, est cela est clair dans le sens du hadith.


Quant à l’explication c’est que si l’image est sur un tissu ou autres qui est jeté par terre et utilisé, comme un coussin utilisé comme le montre le hadith de `A'îcha cité ci-dessus, qui déchire le tissu et en fabrique un ou deux coussins et le hadith d' Abou Hourayra :


"La parole de Djibrîl (que la paix soit sur lui): "Donne l'ordre de couper la tête de la statue se trouvant à la maison, pour en faire comme un arbre et donne l'ordre qu'on coupe le rideau (orné de représentations figurées) pour en faire deux coussins jetés de côté et foulés aux pieds, c'est ainsi que le Prophète    a fait".



Et il ne faut pas appliquer cette exception aux images des tissus suspendus ou accrochés sur une porte, un mur ou autres, car le hadith de 'A'icha est très clair sur l’interdiction de ce type de rideau, et l’obligation de l’enlever ou de le déchirer comme il a été rapporté précédemment avec ses paroles.


Et le hadith d'Abou Hourayra est explicite, tous ces rideaux empêchent les anges d’entrer, jusqu'à ce que le tissu soit jeté par terre ou que la tête des statues soit coupée afin qu'elles ressemblent à un arbre, et ses hadiths ne se contredisent pas, plutôt certains d’entres eux se joignent, et tant qu’il est possible de les réunir d'une bonne manière sans qu'il y ait de l'exagération alors ça devient un devoir de donner plus de probabilité et de conviction, comme il est confirmé dans la science des fondements et le lexique du hadith, et il était possible d'unir différents hadiths sur ce sujet, Louange à Allah.


( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 216)


Al-Hâfiz, dans "Al-Fath", a préféré l'association entre les hadiths comme je l’ai expliqué précédemment et il a dit:


(Al-Khattâbî a dit: et l’image qui empêche les anges d’entrer dans la maison est celle qui contient ce qui est illicite de se procurer, et cela concerne les images avec des âmes avec leurs têtes ou celles que l'on n'utilise pas). Fin de citation.


Puis Al-Khattâbî,    a dit aussi :


(Ceux qui dessinent des représentations d’êtres vivants subiront le châtiment le plus douloureux car les représentations étaient idolâtrées à la place d’Allah, et les regarder charment certaines âmes qui peuvent les attirer). Fin de citation.


De plus, An-Nawawî,   , a dit sur l’explication de Mouslim : chapitre: "l'interdiction de représenter des animaux et l’interdiction de se procurer ce qui contient des images si ceci n’est pas utilisé comme tapis ou ce qui lui ressemble, et les anges, que le salut soit sur eux, n’entrent pas dans une maison où il y a une représentation de créatures ayant une âme ou un chien ".


(Nos amis ainsi que les autres ulémas ont dit : la représentation d’une image avec un animal est illicite et très défendue, et elle fait partie des péchés capitaux (Al-Kabâ'ir), car elle est menacée par ce châtiment sévère, qui est cité dans les hadiths, même si elle est fabriquée avec ce qui est utilisé ou autres, sa fabrication est illicite, car elle contient une imitation des créatures d’Allah l’Exalté, que ce soit sur un habit, un tapis, un dirham, un dînâr, un sou, un pot, un mur ou autres.


Tandis que la représentation d’arbres et de selles de chameaux ou autres qui ne présente pas une image d’un animal n’est pas illicite.


Ceci est le jugement sur les représentations elles-mêmes.


Quant à prendre une photo qui contient une image d’un animal, qui s'accroche au mur ou sur un habit qui se porte ou un turban ainsi que ce qui y ressemble qui n’est pas un objet utilisé alors c’est illicite.


Par contre, si les images sont sur un tapis foulé par les pieds, un coussin ou un oreiller et ce qui y ressemble et que celui-ci est utilisé, alors ce n’est pas illicite….jusqu’à ce qu'il dit: et il n’y a pas de différence dans tous cela qu'il y ait une ombre ou non.


( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 217)


 Ceci est le résumé de notre idéologie (Al Madhab) sur cette question, et dans ce sens, c'est ce qu'ont dit les ulémas parmi les compagnons du Messager d’Allah    et ceux qui ont suivis sa voie après eux, et c’est l’idéologie d' Ath-Thawrî, Mâlik, Abi Hanîfa et d’autres.


Et quelques pieux prédécesseurs ont dit : tout ce qui a une ombre est interdit, et il n'y a pas de mal dans les images qui n’ont pas d’ombres. Cet avis est faux, car le rideau dont le Prophète    a désavoué l’image, personne ne pourra nier son abomination, alors qu’il n’a pas une ombre, ainsi que les autres hadiths universels pour toute image) . Fin de citation.


Al-Hâfiz a dit, après avoir cité le résumé des paroles d' An-Nawawî, ceci :


(J’ai dit ce qui confirme la généralisation, concernant l’image qui a une ombre et celle qui n'en a pas, est ce qu'a rapporté 'Ahmad selon 'Alî que le Prophète    a dit :


"Quiconque d’entre vous qui va à Médine doit casser les statues, ainsi que souiller et éclabousser les images qui représentent des êtres vivants" c’est-à-dire les effacer, les détruire.


Le hadith de plus, rapporte ceci :


"Quiconque recommence à faire cela, aurait mécru à ce qu'a été révélé à Mohammad   " Fin de citation.


J’ai dit : que celui qui a médité sur les hadiths qui ont précédés, verra clairement des preuves évidentes de la généralisation de l’interdiction, sans différence entre ce qui a une ombre et ce qui n’en a pas, comme cela a été expliqué ci-dessus.


Et si on dit : il a été cité précédemment dans le hadith de Zayd ibn Khâlid d’après Abi Talha que Bisr ibn Sa'îd qui rapporte de Zayd en disant : "puis Il s’est plaint, Zayd alors nous l’avons visité, et il y avait sur sa porte un rideau avec une image. "


Donc ceci est clair, Zayd voyait l’autorisation de suspendre des rideaux qui contiennent des images de créatures vivantes.  


Par conséquent la réponse est que : les hadiths, cités précédemment, d’après 'A'icha et leurs sens sont une preuve de l’interdiction de suspendre des rideaux avec des images et l’obligation de les déchirer, et qu’elles empêchent les anges d’entrer, et si on peut authentifier des hadiths venant du Messager d’Allah   , il n’est pas permis de les contredire avec des paroles et des gestes de n’importe qu’elle autre personne.


( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 218)


De plus, il est du devoir du croyant de les suivre, de s'accrocher à ce qui prouve l'interdiction, et de refuser ce qu’il la contredit, comme Allah (Exalté soit-Il) a dit :


{Prenez ce que le Messager vous donne ; et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous en}



et Allah (Exalté soit-Il) a dit :


{Dis: «Obéissez à Allah et obéissez au messager. S’ils se détournent, ...il [le messager] n’est alors responsable que de ce dont il est chargé ; et vous assumez ce dont vous êtes chargés. Et si vous lui obéissez, vous serez bien guidés». Et il n’incombe au messager que de transmettre explicitement (son message).}



En effet, Allah a garanti la bonne voie à ceux qui obéissent au Messager, et Allah (Exalté soit-Il) a dit :


{Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux. }


Il se peut que Zayd    n'était pas au courant de ce rideau cité, ou qu’il ne lui est pas parvenu les hadiths interdisant la suspension des rideaux qui comportent des images, c'est pourquoi il a suivi ce qui lui apparaît des paroles du Prophète    "un dessin sur un tissu", il sera alors pardonné pour la méconnaissance de ces hadiths.


Mais celui qui connaît les hadiths authentiques qui démontrent l’interdiction de suspendre des rideaux qui comportent des images, n’a aucune excuse pour les contredire.


Et quand un serviteur désobéit aux hadiths authentiques explicites, pour suivre ses désirs, ou pour imiter quelqu’un, il méritera alors la colère d’Allah et sa haine.


De plus, on craint pour lui le détournement et l'égarement de son cœur, comme Allah (Gloire à Lui) a mis en garde contre cela lorsqu'Il dit :


{Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne.}


Et dans ce verset :


{Puis quand ils dévièrent, Allah fit dévier leurs cœurs, et la parole d’Allah (Exalté soit-Il): Il a donc suscité l'hypocrisie dans leurs cœurs}


Et il a été précité dans le hadith d' Abou Hourayra la preuve qu’il est permis de garder à la maison une représentation si on lui coupe la tête, car elle serait de la forme d’un arbre, ce qui prouve que la représentation des arbres et ce qui leur ressemble, qui ne possède pas une âme, est permis, comme il a été dit clairement dans le récit des deux Cheikhs (Al-Boukhârî et Mouslim) d'après Ibn 'Abbâs qu'il a cité.


( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 219)


On peut aussi se baser sur ce même hadith pour démontrer que couper une autre partie du corps (autre que la tête) de l’image comme couper le bas de l’image n’est pas suffisant et ne permet pas son utilisation, et empêchent toujours les anges de rentrer à la maison, car le Prophète    a ordonné de déchirer les images contenant des êtres ayant une âme ou de les effacer.


De plus, Il nous a informé qu’elles empêchent les anges d’entrer sauf celles qui sont utilisées ou celles où la tête a été coupée.


Donc, celui qui prétend que des images de créatures ayant une âme peuvent rester dans la maison, et qu'il a des justificatifs autres que ces deux ordres, alors qu’il présente ses preuves du livre d’Allah ou de la sunna de son Prophète   .


Puisque le Prophète    a expliqué que si l'on coupe la tête de l’image, le reste ressemblera à un arbre, cela veut dire que c'est une bonne raison qui nous permet de la garder et qu’elle sort de la forme des créatures ayant des âmes et qu’elle ressemble donc à des objets inanimés.


Alors que si on coupe le bas d’une image et on laisse la tête elle ne justifiera pas cette raison qui nous permettais de la garder, puisque le visage est la plus belle création, par rapport au reste du corps.


Donc, il n’est pas permis de le comparer avec autres choses, pour celui qui a compris ce qu'Allah et son Prophète veulent dire.


Et avec cela, il est évident pour celui qui cherche la vérité, que la représentation de la tête de l’animal entre dans le cercle de l’illicite et de l’interdit, car les hadiths authentiques cités précédemment sont généraux, et personne n’a le droit d’exclure leur généralisation sauf le législateur.


D'autre part, il n’y a pas de différence dans cela entre des images avec des formes (corps) et d’autres, inscrites sur un rideau ou peintes sur une feuille ou autres et des dessins d’humains ou autres créatures ayant une âme, et entre les photos des rois, des savants et autres.


De même que les photos des rois, des savants et d’autres glorifiés sont encore plus grave, car la fitna est encore plus grande, et mettre leurs photos dans les assemblées et ce qui leur ressemblent, et les glorifiés font partie des plus grands moyens qui mènent à l'association et la vénération des personnes dans les photos à la place d’Allah, comme ça s’est passé avec le peuple de Nouh (Noé), et cela a déjà été cité dans les paroles d' Al-Khattâbî.  


Ces images étaient nombreuses à l’époque de l’ignorance, et elles étaient glorifiées et idolâtrées à la place d’Allah.


( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 220)


Jusqu’au jour où Allah a envoyé son Prophète Mohamed    et il a détruit leurs idoles, et a effacé les photos et par sa cause, Allah a anéanti le polythéisme et ses armes.


Par conséquent, celui qui fabrique une image, l’accroche ou la glorifie, ressemble donc aux mécréants dans ce qu’ils font, et il ouvre alors à son peuple la porte du polythéisme et ces moyens.


Et celui qui donne l’ordre de faire des photos ainsi que celui qui l'accepte aura le même jugement que celui qui l'a fait dans l'interdiction et ils ont la promesse d’un grand châtiment, parce que dans le Coran, la Sunna et dans l’avis des gens de science, cela a été déclaré illicite d'ordonner de commettre un péché, de l'accepter et de le réaliser, et Allah l’Exalté a dit :


{Quand tu vois ceux qui pataugent dans des discussions à propos de Nos versets, éloigne-toi d’eux jusqu’à ce qu’ils entament une autre discussion. Et si le Diable te fait oublier, alors, dès que tu te rappelles, ne reste pas avec les injustes.}


et Allah l’Exalté a dit :


{Dans le Livre, Il vous a déjà révélé ceci : lorsque vous entendez qu'on renie les versets (le Coran) d'Allah et qu'on s'en raille, ne vous asseyez point avec ceux-là jusqu'à ce qu'ils entreprennent une autre conversation. Sinon, vous serez comme eux. }


Et ce verset montre que celui qui est présent lors d'un acte blâmable et ne s'écarte pas de ses gens, alors il est comme eux.


Et si celui qui n’empêche pas un mal alors qu'il a la possibilité de le faire est comme celui qui le fait.


Alors ordonner le blâmable ou l’approuver est plus grave que de rester silencieux, et c’est équitable de le considérer comme celui qui fait le mal, et les preuves dans ce sens sont multiples, les trouvera celui qui les cherchera là où elles doivent être.


Dans ce que nous avons cité dans cette réponse comme hadiths et paroles des gens de science, il est clair pour celui qui cherche la vérité que la propagation des photos de créatures ayant une âme dans les livres, les magazines, les journaux et lettres est un mal évident et un péché visible.


Il est obligatoire pour celui qui se rend des comptes à lui-même d'y prendre garde, et de mettre en garde ses frères contre cela, après s’être vraiment repenti de ces péchés précédents.


Il est clair d’après tout ce qui a précédé comme preuves qu’il n’est pas permis de laisser ces images sous leurs formes mais de leur couper les têtes ou les effacer si elles ne se trouvent pas sur un tapis ou autres choses foulées par les pieds ou utilisées, dans ce cas on peut les laisser sous leurs formes, comme il a été expliqué dans les hadiths d' `A'îcha et de Abou Hourayra tandis que les jouets qui sont fait sous la forme de créatures ayant une âme les avis des ulémas divergent quant à leur autorisation pour les filles ou non.


( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 221)


Et il a été affirmé dans les deux authentiques que d’après `A'îcha qui dit :


"J'étais en train de jouer avec mes poupées chez le Prophète    et j’avais des amies qui jouaient avec moi, et quand le Messager d’Allah    entra, celles-ci se cachèrent. Il sortit les rechercher et les ramena pour qu’elles jouent avec moi."


Al-Hâfiz a dit, dans « Al-Fath », je déduis à partir de ce hadith l’autorisation d’utiliser les représentations de filles et les poupées comme jouet pour les filles.
De plus, il a spécifié cela par rapport à la généralisation de l’interdiction des images de créatures ayant une âme, et l’a confirmé `Iyyâd, et l'a transmis d'après la majorité, qu’ils ont autorisé la vente de poupées pour les filles afin de les entraîner dés leurs jeunes âges à prendre soin de leurs maisons et de leurs enfants.
Et il a dit : d’autres ont conclu qu’il est abrogé, et Ibn Battâl se penche vers cet avis, et il a raconté d’après Ibn Abî Zayd que Mâlik détestait que l’homme achète des représentations pour sa fille, et d’après cela Ad-Dâoudiyy a préféré qu’il soit abrogé.
Et Ibn Hibbân a traduit : "l’autorisation pour les plus jeunes femmes de jouer avec les jouets " et An-Nassâ'î a traduit : "l’autorisation de l’homme à sa femme de jouer avec les poupées", et n’a pas lié cela avec la jeunesse, et ça mérite d’être méditer
Et Al-Bayhaqî a dit après avoir rapporté les hadiths : il a été confirmé l'interdiction de s'approprier des représentations, et il explique que l’autorisation à A'icha était avant l’interdiction, et Ibn Al-Djawzî l’a approuvé jusqu'à ce qu' il dit :et Abou Dâwoud et An-Nasâ'î ont rapporté d’un autre coté que `A'îcha a dit :


"Le Messager d’Allah    est arrivé de la bataille de Tabouk ou Khaybar et le hadith raconte qu’il a déchiré le rideau qu’elle a suspendu sur sa porte, elle a dit: (et il a découvert derrière une partie du rideau quelques poupées de A'icha. Et il a dit «c’est quoi ça `A'îcha? », « mes poupées » dit-elle. Puis elle a dit qu’il a vu parmi elles un cheval attaché qui a deux ailes. Il dit « c’est quoi ça? » , j’ai dit « un cheval avec deux ailes, et j’ai dit n'as-tu pas "entendu que Soulaymân avait des chevaux avec des ailes? Puis il a ri"


( Numéro de la partie: 4, Numéro de la page: 222)


Jusqu’à ce qu’il dit : Al-Khattâbî a dit : dans ce hadith jouer avec les poupées n’est pas comme perdre son temps avec le reste des images au sujet desquelles est venu la promesse d'un châtiment, mais il a autorisé à A'icha de jouer avec ses poupées, parce qu’elle n’était pas encore pubère (mûre)


Et j’ai dit : sa confirmation mérite une méditation, mais il est possible.
Vu que `A'îcha lors de l'expédition de Khaybar avait quatorze ans. Ou elle les avait déjà atteint, soit elle les avait dépassé, soit elle s’en rapprochait, tandis que dans l’expédition de Tabouk elle était avec certitude déjà pubère, et cela confirme le récit de celui qui a dit: "de Khaybar" et il rejoint ce qu'a dit Al-Khattâbî (et cela est prioritaire sur le fait de dire qu’ils se contredisent), fin de ce qu'a voulu dire Al-Hâfiz.


Si tu connaissais ce qu'a dit Al-Hâfiz    alors le mieux c’est de ne pas s’approprier les jouets (en forme d’êtres ayant une âme) parce que dans leurs autorisations il y a un doute que le Prophète    a autorisé à A'icha de jouer avec des poupées avec une forme ayant une âme avant l’arrivée de leurs interdictions et de l’obligation de leur enlever la tête.


Cela serait annulé avec les hadiths qui ordonnent d’effacer les images, et de les détruire sauf celles qui ont la tête coupée ou celles qui sont utilisées comme l’a démontré Al-Bayhaqî et Ibn Al-Djawzî et Ibn Battâl s'est penché vers cet avis.


Et peut-être que c’est permis comme a dit le peuple pour l'intérêt de la pratique, et que le fait de jouer avec, donne de l’expérience aux filles, et avec cette éventualité et le doute qui subsiste dans son autorisation, il est préférable de les délaisser, et d’éduquer les filles avec des jouets qui n’ont pas les formes de créatures vivantes, pour radier l’existence des images avec des formes, en suivant ce qu'a dit le Prophète    :


"Laisse ce qui te jette dans le doute (quant à sa licéité) pour ce qui ne t'y  jette pas."



et sa parole dans le hadith An-Nou`mân ibn Bachîr rapporté dans les deux authentiques avec une chaîne de transmission remontant au Prophète    :


"Certes, ce qui est licite est bien établi et ce qui est illicite l'est également. Toutefois, entre ces deux catégories, se trouvent des sujets ambigus que peu de gens arrivent à discerner. Celui qui se garde de commettre de tels actes, préserve sa Foi et son honneur. Celui qui, par contre, se hasarde sur cette pente, commet un acte illicite tout comme un berger qui, en menant son troupeau paître autour d'un enclos, risque d'y chuter et Allah est le plus savant."

Que la prière et le salut soient sur notre Prophète ainsi que sur sa famille et ses compagnons.  





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